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Comment lire en arabe sans voyelles
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Comment lire en arabe sans voyelles

3 mai 202618 min

Avant de commencer

Un corrigé des exercices est disponible en fin d’article.

Les règles essentielles apparaissent en rouge, les exemples sont isolés visuellement et les séries de mots sont regroupées dans des tableaux pour une lecture plus rapide.


« ASTUCES » POUR LIRE UN TEXTE ARABE SANS VOYELLES


Comme nous l'avons déjà signalé, les voyelles courtes (les signes) ne figurent aujourd'hui que rarement dans les textes* : dans les journaux, les ouvrages et autres... les textes sont sans voyelles. Comment un étudiant débutant fait-il pour lire un texte non vocalisé ? Faut-il qu'il attende de maîtriser des règles de la grammaire pour pouvoir lire (tâche qui demande des années d'étude) ou bien peut-il lire, malgré tout, avant de connaître toutes ces règles ?


Dans ce chapitre, nous proposons des supports qui aident l'apprenant à avancer avec des lacunes, certes, mais d'une manière très efficace et pragmatique (la bonne vocalisation vient avec la pratique et la progression). D'autant plus qu'une grande partie des apprenants souhaite étudier la langue arabe pour la pratiquer immédiatement dans la vie quotidienne avec les arabophones. Or ces derniers, dans leur grande majorité, s'expriment dans des dialectes affranchis des règles de la bonne vocalisation. La langue est comme le sport, la pratiquer est le seul moyen de s'améliorer. Rester frustré des années et des années pour pouvoir lire est inconcevable !


Cette méthode de lecture n'a nullement la prétention d'être académique ni conforme à la bonne lecture répondant aux normes grammaticales. Néanmoins, son efficacité est prouvée : elle permet de trouver la joie de la lecture sans attendre des années d'études et risquer de ne plus avoir le courage de lire après, un texte non vocalisé !


Voici donc quelques « astuces » d'une « technique » de lecture de l’arabe sans voyelles. Bien sûr, ces conseils ne représentent aucunement une science exacte.


(*) - Nous les trouvons principalement dans les textes religieux et les livres scolaires.


A - Les lettres indicatrices de voyelles


Les lettres indicatrices de voyelles sont :


  • « ة = ـة » = « tā’ marbūṭa » (la marque du féminin)
  • « ا » = « alif » et « ى » = « alif maqṣoura », lettre de prolongation de la voyelle « ـَ » = « a » (semi-voyelle ou voyelle longue)
  • « و » = « waouw », lettre de prolongation de la voyelle « ـُ » = « ou » (semi-voyelle ou voyelle longue)
  • « ي » = « ya », lettre de prolongation de la voyelle « ـِ » = « i » (semi-voyelle ou voyelle longue)

  • Repère
    Mot arabe
    Les lettres indicatrices de voyelles sont : « ة » ; « ى »
    « ا » ; « و » ; « ي ».

    Ces lettres indicatrices de voyelles sont les clefs de la lecture sans voyelles.


    B - Mot ne comportant aucune lettre indicatrice de voyelle


    Si le mot à lire ne comporte aucune lettre indicatrice de voyelle, nous lisons le mot comme si toutes les lettres qui le composent portaient la voyelle « ـَ » = « a » et nous ne mettons aucune voyelle sur la dernière lettre, nous la lisons comme si elle portait un soukoun (absence de voyelle) = « ـْ ».


    Exemple guidé

    Pour lire le mot « قمر » = « lune » (la lecture s’effectue de droite vers la gauche dans le sens de la flèche [ ← ]) nous allons le décomposer.


  • Ce mot « قمر » est composé de trois lettres consonnes :
  • قمر = ق (Q) + م (M) + ر (R)

  • Repère
    Lecture
    Sur les trois lettres, nous n’avons aucune voyelle. Dans ce cas, nous allons lire comme si les deux premières lettres portaient la voyelle « ـَ »
    « a » :

    « قَ » = « Qa »
    « مَ » = « Ma »

    Quant à la dernière lettre, nous allons la lire comme si elle ne comportait aucune voyelle « ـْ ».


    En enchaînant le tout, nous lisons :


    (lune) = QaMaR = (R + Ma + Qa) = قَمَرْ = رْ (R) + مَ (Ma) + قَ (Qa) = قمر

    Un mot ne comportant pas de lettres indicatrices de voyelles est lu comme si toutes ses lettres portaient la voyelle « ـَ » = « a » sauf la dernière lettre qui est lue comme si elle n’en avait aucune (« ـْ » = soukoun).


    Exercice

    Exercice N° 1


  • En appliquant les principes de lecture sans voyelles, vocalisez les mots suivants (mettez au-dessus les signes des voyelles courtes), transcrivez-les en caractères latins et essayez de les lire (la lecture s’effectue dans le sens des flèches).

  • Exemple guidé

    Pour le mot : « جبل » = « montagne ».


  • جبل = جَبَلْ = (JaBaL)

  • Repère
    Mot arabe
    être honoré
    شرف
    travail
    عمل
    nouvelle
    خبر
    voyage
    سفر

    C - Mot comportant une lettre indicatrice de voyelle


    1- Lorsque le mot ne comporte pas une « voyelle longue » mais se termine avec « ة = ـة » = « tā’ marbūṭa »


    Dans ce cas, nous lisons le mot comme si toutes les lettres consonnes le composant portaient la voyelle « ـَ » = « a » et nous ne lisons pas la lettre « ة = ـة » = « tā’ marbūṭa » : nous nous arrêtons à la lettre qui précède la lettre « ة = ـة » = « tā’ marbūṭa » !

    En effet, la lettre « tā’ marbūṭa », la marque du féminin, est généralement muette : elle s’écrit, mais ne se lit pas !


    C’est la lettre qui la précède qui est lue et qui porte toujours la voyelle « a ».


    Exemple guidé

    Pour lire le mot : « سنة » = « année ».


    Ce mot est composé de trois lettres consonnes :

  • سنة = س (S) + ن (N) + ة (T)

  • Pour la première lettre « س » = « S », nous n’avons pas de voyelle apparente, nous mettons la voyelle « ـَ » = « a » et nous lisons :


    « سَ » = « Sa ».

    Pour la deuxième lettre « ن » = « N », comme elle est suivie par la lettre « ة » = « tā’ marbūṭa », nous mettons la voyelle « ـَ » = « a » et nous lisons :

    « نَ » = « Na ».

    Repère
    Lecture
    Quant à la lettre « ة »
    « tā’ marbūṭa » : nous ne la lisons pas du tout et nous ne prononçons pas le « T » du « tā’ marbūṭa ».

    En enchaînant toutes les lettres du mot, nous lisons :


    (année) = SaNa = (T + Na + Sa) = سَنَة = (T) ة + (Na) نَ + (Sa) سَ = سنة

    Exercice

    Exercice N° 2


  • En appliquant les principes de lecture sans voyelles, vocalisez les mots suivants (mettez au-dessus les signes des voyelles courtes), transcrivez-les en caractères latins et essayez de les lire (la lecture s’effectue dans le sens des flèches). Rappelons qu’une « chadda » = [ ـّ ] sur une lettre signifie que cette lettre est doublée.

  • Exemple guidé

    Pour le mot : « سمكة » = « poisson ».


    (SaMaKa) = سَمَكَة = سمكة


    Repère
    Mot arabe
    canard
    بطة
    série
    حلقة
    arbre
    شجرة
    fois
    مرة

    Un mot ne comportant pas de voyelle longue mais se terminant avec la lettre « ة = ـة » = « tā’ marbūṭa », est lu comme si toutes ses lettres portaient la voyelle « a » sauf la lettre « ة = ـة » = « tā’ marbūṭa » qui n’est pas lue du tout.

    2 - Lorsque le mot comporte des lettres de prolongation de voyelles (voyelles longues)


    [ ا - ى - و - ي ] → [ ā - ū - ī ]


    Les lettres de prolongation de voyelles (les voyelles longues) changent de fonction selon leur position dans le mot et constituent un outil d’une grande aide pour la lecture sans voyelles.


    a - Quand elles sont au début du mot


  • La lettre [ ا ] = [ alif ]

  • Au début d’un mot, cette lettre est toujours un support de la « ء » = « hamza » (apparente ou cachée) qui peut être soit sur la lettre « alif » → [ أ ], soit sous la lettre « alif » → [ إ ].

  • Lorsque deux « alif » se suivent → « ا + ا », une seule lettre « alif » est écrite avec une barrette au-dessus appelée la « madda » → [ آ ].

  • * - Lorsque la « ء » = « hamza » est sur la lettre « ا » = « alif » → [ أ ]


  • Quand la « ء » = « hamza » est sur la lettre « ا » = « alif » → [ أ ], elle peut avoir la voyelle « ـَ » = « a » → [ أَ ] ou la voyelle « ـُ » = « ou » → [ أُ ].

  • La lettre qui la suit est souvent (mais pas toujours) sans voyelle, c’est-à-dire qu’elle porte un soukoun (notamment lorsqu’elle n’est pas suivie par une voyelle longue qui impose sa marque).

  • Dans le cas où nous ne savons pas exactement laquelle des deux voyelles est portée par la « hamza », nous mettons la voyelle « ـَ » = « a » → [ أَ ].

  • Exemple guidé

    Pour lire le mot : « أرنب » = « lapin ».


    Sur la première lettre « أ » = « alif », il y a une « ء » = « hamza » mais pas de voyelle, nous mettons donc une voyelle « ـَ » = « a » au-dessus (sur la « hamza ») et nous lisons :

    « أَ » = « ’a ».

    Pour la deuxième lettre « ر » = « R », nous n’avons pas d’indicateur de voyelle. Signalons que souvent (mais pas toujours : ce n’est pas une règle) la lettre qui suit la « ء » = « hamza » (quand elle n’est pas doublée par la « chadda » ou il faut mettre la voyelle « ـَ » = « a » ou suivie par une voyelle longue) est non vocalisée. Nous la lisons comme si elle ne comportait aucune voyelle « ـْ » :

    « رْ » = « R » (prononcé comme la consonne R dans le mot porte).

    Pour la troisième lettre « ن » = « N », nous n’avons pas d’indicateur de voyelle, nous mettons la voyelle « ـَ » = « a » et nous lisons :


    « نَ » = « Na »

    Repère
    Mot arabe
    Enfin, pour la quatrième lettre « ب »
    « B », nous lisons comme si elle ne comportait aucune voyelle « ـْ » :

    « بْ » = « B » (prononcée comme la consonne B dans le mot crabe).

    En enchaînant toutes les lettres du mot, nous lisons :


    (lapin) = ’aRNaB = أَرْنَبْ = (B) بْ + (Na) نَ + (R) رْ + (’a) أَ = أرنب

    Exercice

    Exercice N° 3


  • En appliquant les principes de lecture sans voyelles, vocalisez les mots suivants (mettez au-dessus les signes des voyelles courtes), transcrivez-les en caractères latins et essayez de les lire (la lecture s’effectue dans le sens des flèches).

  • Exemple guidé

    Pour le mot : « أب » = « père ».


    (’aB) = أَبْ = أب


    Repère
    Mot arabe
    prénom masculin
    أحمد
    plus grand
    أكبر
    plus beau
    أجمل
    hier
    أمس

    ** - Lorsque la « ء » = « hamza » est sous le « ا » = « alif » → [ إ ]


    Quand la « ء » = « hamza » est sous la lettre « ا » = « alif » → [ إ ], nous mettons toujours la voyelle « ـِ » = « i » → [ إِ ].

    Repère
    Mot arabe
    La lettre qui la suit est souvent sans voyelle, c’est-à-dire qu’elle porte un soukoun (notamment lorsqu’elle ne comporte pas une « chadda »
    « ـّ » ou est suivie par une voyelle longue qui impose sa marque).

    Exemple guidé

    Pour lire le mot : « إبل » = « chameaux ».


    Sous la première lettre « إ » = « alif », il y a une « ء » = « hamza », nous mettons donc une voyelle « ـِ » = « i » et nous lisons :

    « إِ » = « ’i » (le i du mot [ismail]).

    La deuxième lettre « ب » = « B », qui suit la « ء » = « hamza », n’a pas de voyelle, nous la lisons comme si elle ne comportait aucune voyelle « ـْ » :


    « بْ » = « B° » (le B du mot arbre).

    Repère
    Mot arabe
    Enfin, la troisième lettre « ل »
    « L » est lue comme si elle ne comportait aucune voyelle « ـْ » :

    « لْ » = « L° » (prononcée comme la consonne L dans le mot île).

    En enchaînant toutes les lettres du mot, nous lisons :


    (chameaux) = ‘iBL = (L + B + ‘i) = إِبْل = (L) لْ + (B) بْ + (‘i) إِ = إبل

    Exercice

    Exercice N° 4


  • En appliquant les principes de lecture sans voyelles, vocalisez les mots suivants (mettez au-dessus ou au-dessous les signes des voyelles courtes), transcrivez-les en caractères latins et essayez de les lire (la lecture s’effectue dans le sens des flèches).

  • Exemple guidé

    Pour le mot : « إذن » = « autorisation »


    (’idn) = إِذْن = إذن


    Repère
    Mot arabe
    administration
    إدارة
    doigt
    إصبع
    Homme
    إنسان
    si
    إن

    Souvent quand la lettre « ء » = « hamza » est au début du mot, la lettre qui lui suit est sans voyelle. Quand nous n’avons pas d’indicateur de voyelle, le mieux est de lire la lettre qui suit, la « ء » = « hamza », comme si elle ne portait pas de voyelle, c’est-à-dire comme si elle portait un soukoun = « ـْ ». Mais s’il y a une voyelle longue, celle-ci impose sa marque.

    *** - Lorsque la lettre « ا » = « alif » porte une « madda » → [ آ ]


    Quand deux « alif » se suivent → أَ + اَ (’a) + (’a), nous écrivons une seule lettre « ا » = « alif » avec une barrette au-dessus appelée la « madda » → [ آ ].


    Ainsi :

    أَ + اَ (’a) = [ آ ]


    Quand il y a un mot qui porte une lettre « ا » = « alif » avec « madda » → آ, nous lisons un « a » allongé → « ā ». Nous mettons une voyelle « ـَ » = « a » sur les lettres qui suivent (si nous n’avons pas d’indicateurs de voyelles), et nous lisons la dernière lettre comme si elle était non vocalisée.


    Exemple guidé

    Pour lire le mot : « آدم » = « Adam ».


    Ce mot est composé de trois lettres consonnes :

    (M) م + (D) د + (’ā) آ = آدم


    Sur la première lettre, « آ » = « alif », il y a une « madda », nous mettons donc une voyelle « ـَ » = « a » et nous l’allongeons en lisant :


    « آ » = « ’ā »

    Pour la deuxième lettre, « د » = « D », nous n’avons pas d’indicateur de voyelle, nous mettons la voyelle « ـَ » = « a » et nous lisons :


    « دَ » = « Da »

    Pour la troisième et dernière lettre « م » = « M », nous la lisons comme si elle ne comportait aucune voyelle :


    « مْ » = « M » (prononcée comme la consonne M dans le mot macadam).

    En enchaînant toutes les lettres du mot, nous lisons :


    (Adam) = ’āDaM = آدم = (M) مْ + (Da) دَ + (’ā) آ = آدم

    Exercice

    Exercice N° 5


  • En appliquant les principes de lecture sans voyelles, vocalisez les mots suivants (mettez au-dessus les signes des voyelles courtes), transcrivez-les en caractères latins et essayez de les lire (la lecture s’effectue dans le sens des flèches).

  • Exemple guidé

    Pour le mot : « آب » = « août ».


    (’āB) = آَبْ = آب


    Repère
    Mot arabe
    merveille
    آية
    instant, temps
    آن
    autre
    آخر
    appareil
    آلة

    - La lettre [ و ] = [ w ]


    Au début du mot, cette lettre est toujours une consonne et par conséquent elle se prononce comme telle : [ Wa ] (le wa de watson). Elle peut porter la voyelle « ـُ » = « ou » ou la voyelle « ـَ » = « a », la voyelle « ـِ » = « i » → « و » = (W).

    Quand nous ne connaissons pas la voyelle qu’elle porte, nous mettons la voyelle « ـَ » = « a » et nous lisons « وَ » = « Wa ».


    Exemple guidé

    Pour lire le mot : « ولد » = « enfant ».


    Ce mot est composé de trois lettres consonnes :


    (D) د + (La) ل + (Wa) و = ولد


    Sur la première lettre « و » = « w » nous n’avons pas de voyelle apparente et nous n’avons aucun indicateur de voyelle, nous mettons la voyelle « ـَ » = « a » et nous lisons :


    « وَ » = « Wa ».

    Pour la deuxième lettre « ل » = « L », nous n’avons pas d’indicateur de voyelle non plus, nous mettons la voyelle « ـَ » = « a » et nous lisons :


    « لَ » = « La ».

    Pour la troisième et dernière lettre « د » = « D », nous la lisons comme si elle ne comportait aucune voyelle :


    « دْ » = « D » (prononcée comme la consonne D dans le mot Claude).

    En enchaînant toutes les lettres du mot, nous lisons :


    (enfant) = WaLaD = (D + La + Wa) = وَلَدْ = دْ + (La) لَ + (Wa) وَ = ولد

    Exercice

    Exercice N° 6


  • En appliquant les principes de lecture sans voyelles, vocalisez les mots suivants (mettez les signes des voyelles courtes), transcrivez-les en caractères latins et essayez de les lire (la lecture s’effectue dans le sens des flèches).

  • Exemple guidé

    Pour le mot : « وجد » = « trouver ».


    (WaJaD) = وَجَدْ = وجد


    Repère
    Mot arabe
    arriver
    وصل
    papier
    ورقة
    milieu
    وسط
    partie
    وطن

    Au début du mot, la lettre « و » = « W » est toujours une consonne et par conséquent, elle se prononce comme telle : Wa (le Wa de Watson). Elle peut porter la voyelle « ـُ » = « ou » ou « و » = « Wo » et la voyelle « ـَ » = « a » → « وَ » = « Wa », la voyelle « ـِ » = « i » = « Wi ». Quand nous ne connaissons pas la voyelle qu’elle porte, nous mettons la voyelle « ـَ » = « a » et nous lisons « وَ » = « Wa ».

    - La lettre [ ي ] = [ y ]


    Au début du mot, la lettre « ي » = « Y » est toujours une consonne. Elle ne peut porter la voyelle « ـَ » = « a » → « يَ » = « Ya », la voyelle « ـُ » = « ou » → « يُ » = « You » ou la voyelle « ـِ » = « i » → « يِ » = « Yi ».

    Quand nous ne connaissons pas la voyelle qu’elle porte, nous mettons la voyelle « ـَ » = « a » et nous lisons → « يَ » = « Ya ».


    Exemple guidé

    Pour lire le mot : « يد » = « main ».


    Ce mot est composé de deux lettres consonnes :

  • يد = ي (Y) + د (D)

  • Sur la première lettre « ي » = « Y », nous n’avons pas de voyelle apparente et aucun indicateur de voyelle. Nous n’hésitons pas à mettre la voyelle « ـَ » = « a » et nous lisons :


    « يَ » = « Ya » (prononcé comme la lettre « Ya » dans le mot « Yanick »).

    Pour la deuxième et dernière lettre « د » = « D », nous ne mettons aucune voyelle et nous lisons :


    « دْ » = « D » (prononcée comme la consonne « D » dans le mot Claude).

    En enchaînant toutes les lettres du mot, nous lisons :


    (main) = Yad = ( D + Ya ) = يَدْ = (D) دْ + (Ya) يَ = يد

    Exercice

    Exercice N° 7


  • En appliquant les principes de lecture sans voyelles, vocalisez les mots suivants (mettez les signes des voyelles courtes), transcrivez-les en caractères latins et essayez de les lire (la lecture s’effectue dans le sens des flèches).

  • Exemple guidé

    Pour le mot : « يزيد » = « prénom masculin ».


    (YaZid) = يَزِيد = يزيد


    Repère
    Mot arabe
    gauche
    يسار
    sécher
    يبس
    éveil
    يقظة
    faciliter
    يسر

    Bien sûr, il n’est pas toujours vrai que c’est la voyelle « ـَ » = « a » qui est portée par la lettre « ء » = « hamza » sur la lettre « ا », la lettre « و » = « W » ou la lettre « ي » = « Y » quand elles sont au début du mot. Néanmoins, lorsque nous mettons la voyelle « ـَ » = « a », cela nous permet de lire. C’est la pratique qui va, par la suite, nous améliorer et nous apprendre la bonne vocalisation.

    b - Lorsque les lettres de prolongation de voyelles sont : au milieu et en fin du mot


    Lorsque les lettres ( ا - ى - و - ي ) sont au milieu et à la fin du mot, ce sont les outils clefs de la lecture sans voyelles. En effet, dans ces positions, elles sont souvent : des lettres de prolongation de voyelles des lettres qui les précèdent.


    Nous n’hésiterons donc pas à mettre les voyelles dont elles portent la marque sur les lettres qui les précèdent et à les allonger.


    Exemple guidé

    Pour lire les mots (prénoms) : « نورا » et « علي ».


  • Le premier mot « نورا » (prénom féminin) est composé de quatre lettres :
  • (alif) ا + (R) ر + (W) و + (N) ن = نورا


    Pour lire ce mot, nous regardons les lettres de prolongation. Il y en a deux : la lettre « و » = « W » et la lettre « ا » = « alif ».


    La lettre « و » = « W » se trouve au milieu du mot. Cela veut dire que la lettre qui la précède, la lettre « ن » = « N », porte la voyelle « ـُ » = « ou » et que la lettre « و » = « W » joue le rôle de lettre de prolongation de cette voyelle. Nous lisons donc :

    « نُو » = « Nouū » (transcrit « Nū »).

    De même pour la lettre « ا » = « alif », elle se trouve en fin de mot, cela veut dire que la lettre qui la précède, la lettre « ر » = « R », porte la voyelle « ـَ » = « a » et que la lettre « ا » = « alif » joue le rôle de lettre de prolongation de cette voyelle. Nous lisons donc :

    « رَا » = « Raaā » (transcrit « Rā »).

    En mettant les voyelles sur les lettres qui précèdent les lettres de prolongation et en les allongeant, nous lisons :


    (Nūrā) = NouRaa = (ā + Ra) ا + (ou) و + (Nou) ن = نورا

  • Le deuxième mot « علي » (prénom masculin) est composé de trois lettres :
  • (Y) ي + (L) ل + (ع) ع = علي


    Pour lire ce mot, nous procédons de la même manière que précédemment. Nous regardons les lettres de prolongation de voyelles. Il y en a une, la lettre « ي » = « Y », en fin de mot.


    Sur la première lettre « ع » = ع, nous n’avons pas de voyelle apparente et nous n’avons aucun indicateur de voyelle, nous mettons la voyelle « ـَ » = « a » et nous lisons :


    « عَ » = « εa ».

    La deuxième lettre « ل » = « L » est suivie par un « ي » = « Y », nous mettons donc la voyelle « ـِ » = « i » et nous lisons :

    « لِ » = « Li ».

    La troisième et dernière lettre, la lettre « ي » = « Y », est une lettre de prolongation de la voyelle « ـِ » = « i » de la lettre qui la précède. Nous allons donc allonger la voyelle « i » de la lettre « لِ » = « Li » et nous lisons :

    « لِي » = « Lī »

    En enchaînant toutes les lettres du mot, nous lisons :


    (Alī) = εaLī = (Y + Li + εa) = عَلِي = (Y) ي + (Li) لِ + (εa) عَ = علي

    Exercice

    Exercice N° 8


  • En appliquant les principes de lecture sans voyelles, vocalisez les mots suivants (mettez les signes des voyelles courtes), transcrivez-les en caractères latins et essayez de les lire (la lecture s’effectue dans le sens des flèches).

  • Exemple guidé

    Pour le mot : « صباح » = « matin ».


    (SaBāḥ) = صَباح = صباح


    Repère
    Mot arabe
    soif
    سوق
    lumière
    نور
    paix
    سلام
    état
    حال
    inviter
    دعا
    je
    أنا
    leader
    زعيم
    prénom
    حميد
    mon ami
    صديقي
    possesseur
    ذو
    marcher, aller
    مشى
    prénom
    موسى

    Remarques globales


    Repère
    Lecture
    ### 1 - Lorsqu’une lettre de prolongation de voyelle porte une « ـّ »
    « chadda »

    Lorsqu’une lettre de prolongation de voyelle « و » = « W » ou « ي » = « Y » porte une « ـّ » = « chadda » → « وّ » ou « يّ » : elle est toujours une consonne.

    Il faut donc la prononcer avec la voyelle qu’elle porte.


    « وَ » = « WWa » = « WWou » ; → « وِ » = « WWi ».
    « يَ » = « YYa » = « YYou » ; → « يِ » = « YYi ».

    Repère
    Lecture
    Quand nous ne connaissons pas la voyelle qu’elle porte, nous mettons bien sûr, la voyelle « ـَ »
    « a ».

    Exemple guidé

    Pour lire les mots : « صوّر » et « يسّر ».


  • Le mot « صوّر » = « photographier » est composé de quatre lettres :
  • (R) ر + (W) و + (W) و + (S) ص = صوّر


    Sur la première lettre « ص » = « Ṣ », nous n’avons pas de voyelle apparente et aucun indicateur de voyelle. Nous mettons la voyelle « ـَ » = « a » et nous lisons :


    « صَ » = « Ṣa ».

    Sur la deuxième lettre « و » = « W », il y a une « ـّ » = « chadda » : elle est donc doublée. Mais nous n’avons pas, non plus, de voyelle apparente et aucun indicateur de voyelle. Nous mettons la voyelle « ـَ » = « a » et nous lisons :

    « وَ » = « WWa ».

    Pour la quatrième et dernière lettre « ر » = « R », nous ne mettons aucune voyelle et nous lisons comme si elle comportait un soukoun = « ـْ » :


    « رْ » = « R ».

    En enchaînant toutes les lettres du mot, nous lisons :


    ṢaWWaR = (R + WWa + Ṣa) = صَوَّرْ = صور

  • Le mot « يسّر » = « diriger » est composé, également, de quatre lettres :
  • (R) ر + (S) س + (W) ي + (Y) ي = يسّر


    Sur la première lettre « س » = « S », nous n’avons pas de voyelle apparente et aucun indicateur de voyelle. Nous mettons la voyelle « ـَ » = « a » et nous lisons :


    « سَ » = « Sa ».

    Sur la deuxième lettre « ي » = « Y », il y a une « ـّ » = « chadda » : elle est donc doublée. Mais nous n’avons pas, non plus, de voyelle apparente et aucun indicateur de voyelle. Nous mettons la voyelle « ـَ » = « a » et nous lisons :

    « يَ » = « YYa ».

    Pour la quatrième et dernière lettre « ر » = « R », nous ne mettons aucune voyelle et nous lisons comme si elle comportait un soukoun = « ـْ » :


    « رْ » = « R ».

    En enchaînant toutes les lettres du mot, nous lisons :


    SaYYaR = (R + YYa + Sa) = سَيَّرْ = سيّر

    2 - Lorsque deux lettres de prolongation de voyelles se suivent


    Lorsque deux lettres de prolongation de voyelles se suivent, souvent la première lettre est une consonne qui porte une voyelle et la seconde est une lettre de prolongation de cette voyelle (appelée consonne faible).


    Quand nous avons, par exemple, une lettre « و » = « W » ou une lettre « ي » = « Y » suivie par « ا » = « alif » ou « و » et « يَا ». Nous lisons :

    « وَا » = « Waa » (transcrit « Wā »).
    « يَا » = « Yaa » (transcrit « Yā »).

    Exemple guidé

    Pour lire le mot : « جواب » = « réponse ».


    Ce mot est composé de quatre lettres :

    (B) ب + (ج) ج + (W) و + (a) ا = جواب


    Sur la première lettre « ج » = « Ǧ », nous n’avons pas de voyelle apparente et aucun indicateur de voyelle. Nous mettons la voyelle « ـَ » = « a » et nous lisons :


    « جَ » = « Ja ».

    La deuxième lettre « و » = « W » est suivie par une lettre « ا » = « alif », cela veut dire que la lettre « و » = « W » est une consonne. Nous lui mettons la voyelle « ـَ » = « a » et nous lisons :

    « وَ » = « Wa ».

    La troisième lettre « ا » = « alif » est une lettre de prolongation de la voyelle « ـَ » = « a » de la lettre qui la précède. Nous allons donc allonger la voyelle « a » de la lettre « وَ » et nous lisons :


    « وَا » = « Waa » (transcrit « Wā »).

    Pour la quatrième et dernière lettre « ب » = « B », nous ne mettons aucune voyelle et nous la lisons comme si elle comportait un soukoun = « ـْ » :


    « بْ » = « B ».

    En enchaînant toutes les lettres du mot, nous lisons :


    JaWaaB = (B + Waa + Ja) = جَوَابْ = جواب

    Exercice

    Exercice N° 10


  • En appliquant les principes de lecture sans voyelles, vocalisez les mots suivants (mettez les signes des voyelles courtes), transcrivez-les en caractères latins et essayez de les lire (la lecture s’effectue dans le sens des flèches).

  • Exemple guidé

    Pour le mot : « جواد » = « prénom masculin ».


    (JaWād) = جَوَاد = جواد


    3 - Quand la lettre « ا » = « alif » est suivie par la lettre « ة » = « Tā’ marbūṭa »


    Quand la lettre « ا » = « alif » est suivie par la lettre « ة » = « Tā’ marbūṭa », nous devons lire et prononcer le « T » du « ة » = « Tā’ marbūṭa »

    Exemple guidé

    Pour lire le mot : « نجاة » (prénom féminin).


    Ce mot est composé de quatre lettres :

    (T) ة + (J) ج + (Na) ن + (ā) ا = نجاة


    Sur la première lettre « ن » = « N », nous n’avons pas de voyelle apparente et aucun indicateur de voyelle. Nous mettons la voyelle « ـَ » = « a » et nous lisons :


    « نَ » = « Na ».

    La deuxième lettre « ج » = « j » est suivie par « ا » = « alif », nous lui mettons la voyelle « ـَ » = « a » et nous lisons :

    « جَ » = « ja ».

    La troisième lettre « ا » = « alif » est une lettre de prolongation de la voyelle « ـَ » = « a » de la lettre qui la précède. Nous allons donc allonger la voyelle « a » de la lettre « جَ » = « ja » et nous lisons :

    « جَا » = « jā ».

    Repère
    Lecture
    La quatrième lettre « ة »
    « Tā’ marbūṭa » doit être prononcée comme un « T » sans pour autant mettre une voyelle (prononcé comme le « T » du mot cassette).

    En mettant les voyelles sur les lettres et en les allongeant quand c’est nécessaire, nous lisons :


    (Najāt) = (T + ā + Ja + Na) = نَجَاة = (T) ة + (ā) ا + (Ja) جَ + (Na) نَ = نجاة

    Exercice

    Exercice N° 11


  • En appliquant les principes de lecture sans voyelles, vocalisez les mots suivants (mettez les signes des voyelles courtes), transcrivez-les en caractères latins et essayez de les lire (la lecture s’effectue dans le sens des flèches).

  • Exemple guidé

    Pour le mot : « حياة » = « vie ».


    (haYāt) = حَيَاة = حياة


    Repère
    Mot arabe
    jeune fille
    فتاة
    canal
    قناة
    prière
    صلاة

    Corrigé


    - Exercice N° 1


    (tašarraf) - تشرف = شَرَف

    (eamal) - عمل = عَمَل

    (khabar) - خبر = خَبَر

    (safar) - سفر = سَفَر


    - Exercice N° 2


    (baṭṭa) - بطة = بَطَّة

    (ḥalaqa) - حلقة = حَلَقَة

    (šajara) - شجرة = شَجَرَة

    (marra) - مرة = مَرَّة


    - Exercice N° 3


    (aḥmad) - أحمد = أَحْمَد

    (’akbar) - أكبر = أَكْبَر

    (’aǧmal) - أجمل = أَجْمَل

    (’ams) - أمس = أَمْس


    - Exercice N° 4


    (idāra) - إدارة = إِدَارَة

    (iṣbae) - إصبع = إِصْبَع

    (’insān) - إنسان = إِنْسَان

    (’in) = إِن


    - Exercice N° 5


    (’āya) - آية = آيَة

    (’ān) - آن = آن

    (’ākhar) - آخر = آخَر

    (’āla) - آلة = آلَة


    - Exercice N° 6


    (waṣal) - وصل = وَصَل

    (waraqa) - ورقة = وَرَقَة

    (wasaṭ) - وسط = وَسَط

    (watan) - وطن = وَطَن


    - Exercice N° 7


    (yasār) - يسار = يَسَار

    (yabas) - يبس = يَبَس

    (yaqaẓẓa) - يقظة = يَقَظَّة

    (yassar) - يسر = يَسَّر


    - Exercice N° 8


    (ḥamid) - حميد = حَمِيد

    (sūq) - سوق = سُوق

    (nūr) - نور = نُور

    (salām) - سلام = سَلَام

    (ḥāl) - حال = حَال

    (mūsā) - موسى = مُوسَى

    (daeā) - دعا = دَعَا

    (’anā) = أَنَا

    (zaeīm) - زعيم

    (sadīqī) = صَدِيقِي

    (ġayar) = غَيَر

    (sayyāra) = سَيَّارَة


    - Exercice N° 10


    (ṭawīl) = طويل - طَوِيل

    (wad) = واد - وَاد

    (zawāyā) = زَوَايَا

    (yūnas) = يُونَس

    (ṣalāt) = صَلَاة

    (qanāt) = قَنَاة


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